| Galerie didactique |
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Préparation à la prise de vue |
La qualité des hautes lumières et des ombres |
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26 octobre 1981 - Un jour fortuné ! |
C’est la première fois que je réunis tant de chevaux aussi prestigieux sur le verre dépoli de visée de mon Yashica Mat : 160 ch pour cette Hispano-Suiza H6C 46CV, 1929 (il ne resterait actuellement dans le monde que deux exemplaires de ce modèle pouvant rouler à 177 km/h), à côté, Fakir du Vivier, le célèbre champion international (durant les années 73-74 notamment) qui, malgré son emploi du temps chargé, daigne m’accorder quelques minutes de pose sur fond de décor royal. En qualité d’étalon, notons qu’il vaut, en 1981, 10 millions de F et qu’il facture chacune de ses saillies 10 000 F ! Cela dit, les sujets (comme les cent soixante et un chevaux ci-dessus) présentant des surfaces sombres ou/et claires étendues ne sont pas les plus faciles à photographier surtout si le contraste d'éclairement est élevé. Toutefois, le photographe peut avoir la possibilité de modifier ce dernier afin de corriger le contraste du sujet (conduite ordinaire en prise de vue de studio). En contrôlant de la sorte le contraste dès la prise de vue puis au développement du négatif (temps de développement donnant le coefficient de contraste de développement souhaité), il peut espérer au tirage, des épreuves de qualité maximum et entre autres, des hautes lumières et des ombres détaillées. Les lois de l'esthétique exigeant en effet des détails dans les hautes lumières et les ombres mais également des noirs profonds, il est facile avec un bon négatif d'isoler le papier photographique exprimant au mieux cette qualité généralement requise. En ce qui concerne l'émulsion positive, précisons seulement qu'il n'y a aucune tolérance d'exposition, que le temps de développement doit être suffisant pour amener la courbe caractéristique à sa pente maximum et que pour une même gradation, la forme de la courbe caractéristique de l'émulsion (et corollairement, la séparation de tons de l'épreuve) peut varier d'une marque de papier à l'autre. Le contrôle du contraste au cours des différentes phases du processus photographique noir et blanc (prise de vue, développement du négatif et tirage) est notamment primordial pour les photos de mariés qui nécessitent une qualité irréprochable pour les hautes lumières et les ombres, surfaces étendues correspondant ordinairement à la robe blanche de la mariée et à la veste sombre du marié. Un bon test jadis souvent proposé à l'apprenti photographe ! Notons enfin qu'avec les appareils photographiques actuels, le rendu des hautes lumières et des ombres est en général bon et quelquefois exceptionnel mais on ne peut pas encore dire que la technologie numérique a fait complètement disparaître les hautes lumières grillées et les ombres bouchées ! |
Copyright © 2007 Claude Bouchot |